Mercred12 octobre [ In my veins ]

12 octobre 2011

Un mois tout juste que je suis rentrée. Déjà beaucoup de travail. J’ai cours chaque jour, j’aurais pu me débrouiller pour changer de place mon TD du mercredi pour ne pas avoir à sortir de chez moi de la journée mais je ne change rien. Je me dis que mes horaires sont ainsi. C’est comme ça. Et puis ne pas sortir du tout durant 24 heures c’est confortable mais déprimant malgré tout. Etre obligée de me bouger pour 1h30 chaque mercredi me permettra de voir des gens, d’observer la ville et même en hiver lorsqu’il fera encore plus froid que maintenant je pense que ça me fera du bien. Rester enfermée, confinée toute une journée, à moins d’être malade et de ne pouvoir faire autrement ne me va pas, pour l’avoir expérimenté de nombreuses fois. J’ai besoin de voir de la vie autour de moi, de constater que le monde est vaste et les sourires nombreux.
Je crée des liens avec de nouvelles personnes que je trouve très attachantes. J’ai toujours mes amies de l’année dernière bien sûr. Je les aime. Je suis un peu surprise (déçue) par l’une d’entre elles de par ses réactions etc.. mais les relations amicales ne peuvent pas toujours être parfaites non?! Alors je laisse faire le temps. On verra bien.
J’ai repris du stilnox ponctuellement, en tout 2 cachets et j’ai arrêté depuis hier soir. Ce matin, n’ayant pas cours, j’ai réussi à me relaxer naturellement dans mon lit pendant une heure, ca m’a fait tellement de bien.
Nous avons passé le débat d’anglais hier sur le sujet suivant : « Le sexe chez les jeunes : doit-on prescrire la pillule à des gamines de 11 ans et laisser les adolescents faire l’amour avant 14 ans? » Ca s’est à peu près bien passé. Du coup je pense que ma note finale en anglais pour ce semestre sera d’au moins 16, j’espère 17 mais bon on verra bien. Une de mes nouvelles amies m’a observée lors du débat d’anglais pour me dire qu’elle pense que je stresse beaucoup trop et que ça pourrait me nuire pour le futur et même pour le présent. De fait, elle a raison.
Je stresse trop. Même lors d’une épreuve écrite, je l’ai prouvé l’année dernière. Je m’ auto-enlève des capacités. Ce qui est plus que stupide. Donc c’est décidé, à partir de maintenant, le 12 octobre à 14h24 j’ai pour objectif d’apprendre à relativiser les choses, à arrêter de stresser pour tout et rien. L’idée étant d’arriver aux examens de janvier dans un meilleur état que l’an dernier : relativement posée, les idées claires et pas embrouillées par ce stress inutile qui me ronge la vie. Je vais faire un peu mon TD de pénal et voir le principe de l’interprétation stricte du texte pénal dans mon commentaire puis ensuite j’irai me laver pour aller à la fac.
En me relisant, je constate que j’écris beaucoup moins bien qu’il y a quelques années. C’est moins fluide. Il faut dire que j’y passe moins de temps, je privilégie les idées à la forme. Certes, ce n’est pas très beau mais ais-je réellement besoin de me prouver que j’ai une aisance à l’écrit?  Non. Et le fait que j’accepte ceci me réconforte! En effet, cela montre que je relativise : je ne fais et je ne ferai jamais les choses parfaitement!
Un jour un psychothérapeute m’avait dit d’essayer de faire une erreur volontaire chaque jour car il voyait bien que j’étais trop perfectionniste. A l’époque j’en étais incapable. Maintenant cette idée ne me dérange pas. Je n’ai toujours pas une grande confiance en moi mais au moins ma volonté de perfection, extrêmement fatiguante et lassante en passant, disparaît peu à peu. Ca fait du bien de réaliser ça.
Dernière chose, j’ai pris tennis comme module facultatif, de manière à avoir quelques points en plus pour mon semestre tout en m’amusant, en me faisant du bien en pratiquant un sport que j’aime. Je saurai si je suis validée de manière certaine dans le module demain. Du coup si je suis validée, ce qui j’espère sera le cas, j’arrête le volley le lundi soir (horaires contraignantes) mais continue l’energym dance avec mes amies! :)

Vendredi 16 septembre [ The way we are ]

16 septembre 2011

Je me réveille systématiquement chaque matin à 5h.. Qu’est ce qui cloche chez moi? Je suis pourtant crevée mais c’est comme si mon esprit, mon inconscient ne voulait pas donner à mon corps ce qu’il demande le plus en ce moment : un peu de repos. Rien que pour faire fonctionner mon cerveau, j’en ai besoin. Mais non. Mon inconscient préfère l’autodestruction. Je suis tellement fatiguée que je pleure sans raison un peu chaque jour. Je vais essayer de faire mon petit bonhomme de chemin à la fac en me préservant et en n’espérant plus rien du monde extérieur. Je vais juste essayer de prendre soin de moi, de réussir à me relaxer pour espérer réussir mon année. Je laisse le code pour le mois de mai ( en espérant que je n’irai pas aux rattrapages ) car manifestement le rythme des cours est déjà incompatible avec le code surtout que mon énergie est assez limitée en ce moment. Allez, un peu de bien-être commence avec un bon bain. 

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Lundi 12 septembre [ Calling this life ]

12 septembre 2011

RENTREE ce matin 9h. Je me fais la promesse d’arrêter d’être triste à cause de ce qui se passe dans ma famille. Mon père et mon frère ne changeront jamais. La vie est ce qu’elle est, il faut arrêter de l’idéaliser. La situation ne s’arrangera pas. Alors j’arrête d’espérer pour ne plus continuer à être déçue et donc triste, affaiblie. Je dois faire MA propre vie, forger mon propre avenir en m’éloignant de ce contexte familial pesant. La vie est bien plus vaste, bien plus belle que ça. Je me suis inscrite à 2 sports cette année : un le lundi soir, l’autre le mardi soir sachant que le WE en rentrant sur Courseulles je pourrai jouer au tennis. C’est important que je préserve une activité sportive régulière cette année car l’année dernière arrêter le sport en pensant que c’était une perte de temps et que je devais toujours travailler plus a été une mauvais choix. Je passais 1 ou 2 heures à mon bureau qui ne servai(ent) à rien car mon esprit était trop fatigué pour ingurgiter quoi que çe soit. Donc encore une fois, je me sers de mes erreurs pour m’améliorer, agir en connaissance de cause pour le futur. Le sport c’est la santé, c’est la vie. En plus je vais en faire avec des amis ce qui est très motivant! Quand je ne ferai pas de sport je bosserai. En effet, cette année est la plus dure apparemment. Et puis si je veux devenir juge, une mention sur mon dossier de 2ème année serait un petit plus pas négligeable. Mais restons réalistes : mon objectif est de valider mon année sans rattrapages dans la mesure du possible et du réalisable. Je l’ai fait en 1ère année, je peux bien le refaire cette année, et encore une fois l’année d’après etc..  Bien sur je suis motivée, j’ai la volonté pour me donner à fond. Et ça commence maintenant avec une bonne douche! :)

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Lundi 29 août [ The end ]

29 août 2011

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Il y a des jours, particulièrement des soirs comme ça, où chercher une musique qui colle à son humeur plus qu’étrange relève d’un défi s’étalant sur plus d’une heure. Ne pas réussir à prendre des décisions aussi simples que de répondre aux questions suivantes :  » Qu’est-ce que j’ai envie de faire là maintenant  » ?,  » Quel genre de film ais-je envie de regarder?  » ,  » Mais ais-je vraiment le courage de regarder un film, ne vais-je pas me lasser avant la fin? « ,  » Ferais-je mieux de lire un bouquin? « ,  » Mais ne suis-je pas trop fatiguée mentalement pour continuer les piliers de la terre?  » ,  » Serait-ce mieux de simplement feuilleter psychologies magazines?  » En fait je connais cet état, cette humeur. Elle ne me dit rien de bon. On arrive à RIEN dans ces moments-là. Je n’ai même pas le courage de regarder une série pour me changer les idées. Je me dis d’avance que je vais décrocher avant la fin. Pourtant aller me coucher ne semble pas non plus être la solution. J’ai un blocage ce soir. Ca arrive. Même si cette phrase leitmotiv m’agace profondément je me la répète :  » Après une bonne nuit de sommeil, on voit les choses autrement.  » Demain il va apparemment faire beau. J’irai au code. Je jouerai au tennis. Peut-être même que je vais mettre le nez dans des cours droit administratif par curiosité, mais surtout par volonté d’arrêter de culpabiliser en me voyant là à ne rien réussir à faire de réellement satisfaisant et à ruminer des pensées toute la journée. J’ai besoin d’un nouveau souffle. D’une rentrée anticipée. Mais j’appréhende déjà la question qui va me miner le moral :  » Tu as passé de bonnes vacances  » ? Je n’aime pas mentir. Et je ne vais pas pouvoir non plus éluder la question par un bref « oui  » en passant directement au  » et toi  » car écouter le récit des bonnes vacances des autres va probablement porter un coup fatal à mon moral de rentrée.

Vendredi 10 juin [ Mirror mirror ]

10 juin 2011

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 » Mirror mirror on the wall
True hope lies beyond the coast
You’re a damned kind, can’t you see
That tomorrow bears insanity « 

Mes doutes durant l’attente des résultats m’ont rongée pour rien finalement. En effet, je suis passée de justesse mais je passe en 2ème année en ayant validé mes 2 semestres, c’est le principal! Une fois mes cours mis de côté j’ai ressenti cette étrange sensation de contentement mêlé d’étonnement : je l’ai eu, je ne sais pas comment mais je l’ai eu! Finalement en voyant mon relevé de notes quelques jours plus tard j’ai compris ce qui m’avait permis de l’avoir. Je m’étais sous-estimée en droit civil car même si je n’ai pas eu le temps de tout finir j’ai tout de même eu plus de la moyenne et comme le coefficient de cette matière est important.. Bref. Me voilà du coup embarquée dans de nouveaux objectifs durant ces vacances : avoir le niveau pour passer le code au mois de septembre, arrêter tout médicament pour dormir ( je suis déjà passée du stilnox au donormyl et ce n’est plus qu’une question de temps avant d’être capable de bien dormir sans ne plus rien prendre du tout ), avoir une vie saine, lire à nouveau des livres pour le plaisir, regarder films et séries ( découverte de Game of Thrones conseillée par Emily qui me plait beaucoup ), faire du sport ( footing et tennis principalement ), commencer à écrire l’histoire que j’ai partiellement en tête, profiter comme il se doit des vacances au Maroc avec Tarik, profiter de ces vacances bien méritées pour me ressourcer, tout simplement. Le passé n’est plus. Le futur est incertain certes mais l’incertitude me plait. Car j’ai repris un peu confiance en moi et que j’essaye de voir au maximum du positif. Que demain apporte du malheur ou du bonheur, de la folie ou de la raison, des larmes ou des rires, des doutes ou de la confiance je m’adapterai en conséquence. Et puis tout n’est pas blanc ou noir. D’un peu de folie peuvent jaillir quelques rires ou même des larmes de joie. Du malheur et de la tristesse qui l’accompagne peuvent se réveler une plus grande maturité, connaissance de soi-même et même de la confiance finalement. Tout ce qui compte c’est de se sentir réellement vivante. A un moment précis. Même le plus innatendu et insignifiant peut provoquer cette magnifique sensation de ressentir pleinement son corps doué de tous ses sens en ayant l’esprit libéré. De l’acte amoureux ( prévisible ) à tourner la page d’un bouquin ( moins prévisible ) en passant par marcher seule au bord de la mer ; tellement de moments sont source de bien-être. Je me rapproche de Marion en ce moment. Elle s’est faite quittée par son copain alors que cela faisait 4 ans qu’ils étaient ensemble et tient le coup. La revoir me fait plaisir. Je suis allée à une petite soirée chez elle avec Tarik où nous étions toutes réunies, nous, les filles du lycée. J’ai passé un bon moment. Le seul hic c’est Elodie. J’avais été mise en garde depuis longtemps. D’abord par mes parents, un peu par toi hermana, par mon frère, par Maxime puis par Romain qui disaient tous les 3 en gros qu’en plus d’être moche elle était conne. Qu’elle n’était pas de bonne influence. J’aurais dû plus écouter ; j’aurais perdu moins de temps et d’énergie. Quel genre d’amie laisse sa sois-disant  » meilleure amie  » perdre sa virginité au cours d’une soirée avec un casi inconnu? Le genre de fausse amie qui consciemment ou non se réjouit intérieurement de la faiblesse et du malheur d’une autre personne. J’allais mal à ce moment là et plutôt que de m’aider à remonter la pente comme devrait le faire toute amie digne de ce nom elle m’a influencée dans le mauvais sens, elle m’a entraînée vers le encore plus mauvais. Rien n’excuse cela. Puis, cerise sur le gâteau, durant mon hospitalisation elle n’a pas été présente. J’ai été aveugle trop longtemps. Il y a seulement 2 semaines que j’ai réalisé l’étendue de mon erreur. Erreur qui réside dans le fait d’avoir cru en elle. Cette prise de conscience m’a fait beaucoup pleuré un soir. J’en ai parlé à Tarik qui m’a aidé à laisser le passé là où il est. J’adore revoir les filles du lycée en groupe mais le hic c’est que revoir le groupe implique revoir Elodie. Donc je lui parle vite fait quand je le dois mais la voir ne me donne rien si ce n’est l’envie de lui dire ses 4 vérités en face. J’aime beaucoup Marylène. Marylène aime beaucoup Elodie. Voilà le hic.

 » Gone’s the wisdom
Of a thoussand years

A world in fire and chains and fear
Leads me to a place so far

Deep down it lies my secret vision
I better keep it safe « 

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Jeudi 12 mai [ Who will save your soul ]

12 mai 2011

40 -- 48 -- 24 -- 8.5 -- 11 -- 6 -- 13 = 150.5 … Si je valide ce semestre ce sera de justesse.. C’est paradoxal. J’ai pourtant beaucoup plus travaillé que pour le premier semestre mais sans prendre le temps de me détendre réellement, de me poser et du coup j’étais crevée pour la semaine des examens.. Pas malin. Mais au moins j’apprends, je sais que je ne referai plus la même erreur, ça coûte trop cher. En fait tout dépend de ma note de Droit constitutionnel mais j’essaye de me rassurer en me disant qu’en utilisant l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 comme phrase d’attaque :  » Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de Constitution  » le correcteur va partir sur une bonne impression pour corriger ma copie.. Puis si j’arrive à 149 points il vont sûrement me donner les 150 car j’ai des points d’avance avec les résultats du premier semestre.. J’ai fait des erreurs plus grosses que moi à cause du stress et de la fatigue.. C’est injuste, mes efforts ne sont pas récompensés. Mais je vais arrêter de ressasser mes fautes dans ma tête, il faut que je décompresse, il est temps.
1 an et demi aujourd’hui que je suis avec lui, le temps passe si vite. Je l’aime tellement. J’aime le fait de vivre avec lui ainsi que nos petits moments qui sont des « habitudes » mais pourtant sans être de la routine pour autant. Je les apprécie ces petits instants qui se répètent d’abord parce qu’ils me rassurent et parce qu’ils sont à la fois semblables et différents. En effet, la différence réside dans le fait qu’à chaque instant lui comme moi ne sommes pas exactement dans le même état d’esprit. C’est difficile de trouver les mots justes pour expliquer cela. Ces petits instants sont magiques, nos esprits se rejoignent toujours d’une manière ou d’une autre. Dans les mots comme dans les gestes. C’est ça être amoureux. Au lycée on se gargarise en parlant  » d’amour « , on veut tous connaître ça parce que dans les séries américaines c’est si beau qu’on a vraiment envie que ça arrive dans notre vie. Même si il faut jouer un rôle dans la vraie vie, rien qu’essayer, donner l’apparence de l’amour aux autres ( en essayant de se persuader un peu sois-même aussi ) nous occupe. En effet, on dispose alors de quoi alimenter nos esprits, nos discussions et notre expérience de la vie naissante, évidemment.
J’ai envie d’un nouveau départ dans ma vie qui rime avec légèreté.  Légèreté de mon esprit : arrêter de l’encombrer, de l’alourdir avec des pensées négatives et du mauvais stress. Légèreté de mon âme : vivre comme il faut vivre, ne pas laisser tomber, ne pas me laisser aller afin d’être en accord avec la vie que je décide de mener. Légèreté de mon corps : bien manger, footing, tennis, volley-ball, wii avec du sport mais aussi des exercices de yoga pour me détendre, ça a bien marché hier. Et puis merde, fin mai soit ils m’annoncent que j’ai mon semestre et ce sera magnifique soit je vais aux rattrapages et vu comme j’ai appris et vu tout le temps qu’il me reste avant les éventuels rattrapages du 2nd semestre ce sera dans la poche !!
Conclusion : c’est à moi qu’appartient la capacité de sauver ou non mon âme. De fait, il appartient à chacun de choisir entre se laisser aller à la facilité ou rebondir. Qu’il y ait un Dieu ou pas, cela ne change pas le fondement de la chose. En effet le destin ne fait pas tout. Même si Dieu nous juge de là-haut, il aidera sûrement beaucoup plus une personne qui commence à s’aider un peu elle-même. Ca me rappelle une phrase qu’utilise souvent ma mamie : « Aide-toi et le ciel t’aidera. »
Hâte de retrouver ma soeur dans quelques petites heures.. :)

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Mardi 29 Mars [ Save your heart ]

29 mars 2011

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Malade. Les oreilles qui sifflent, le nez qui fait mal et qui coule, inlassablement. Quant à ma gorge les seuls moments où elle ne me fait pas souffrir sont lorsque je bois quelque chose de chaud. Je me sens un peu fiévreuse.. Bref comme je le disais, je suis malade. J’arrête de me plaindre car j’aurais pu éviter ce coup de froid. Quelle idée de jouer au tennis, de rentrer manger puis d’aller voter tout ça sans prendre le temps de se changer.. Nous ne sommes pas en été. Les apparences sont traitres : nous ne sommes qu’au mois de mars. Déja qu’on dit  » Avril ne te découvre pas d’un fil  » alors pour Mars.. Dans un mois commencent les exams.. Le 2 mai, jour de l’anniversaire de mon dulciné, faut-il y voir un bon signe? Oui, je pense que oui. Je vois les choses du bon côté. J’essaye de le faire dans n’importe quelle situation. Pour l’instant ca marche plutôt bien. Je ne me laisse pas ralentir par des pensées sombres, par des doutes, par des questions existentielles. Non je regarde l’échéance proche et agis en conséquence. Une fois les examens passés, la prochaine échéance sera la code. J’essaye de ne pas aller voir plus loin, trop loin.  » Apprenez comment songer et les vérités vont se précipiter  » Par manque de temps et par soucis de réalisme qui m’impose des devoirs là maintenant je « songe » de manière très réduite. A moins qu’on puisse dire qu’on « songe à ses cours « ? Ca fait bizarre quand même. Les questions fondamentales de mes cours, aussi intéressantes puissent-elles être ne me transportent pas du tout dans un monde de songes, de rêverie ou d’introspection.. Au contraire, ça me fait m’intéresser à tout ce qui m’entoure et plus à ma petite personne. Ce qui n’est pas plus mal! Je garde mes songes pour plus tard et ils me transporteront, je l’espère dans du positif. J’ai bien envie d’essayer la méditation cet été aussi. Ah et également commencer à écrire le début d’un roman ou rien qu’un essai me tient à coeur. En fait je m’intéresse à l’histoire ( du droit ), à l’actualité ( d’ailleurs  »Courrier international » situé juste à côté, là, sur mon bureau, me tend les bras.. ), à la politique ( tout peut arriver finalement! ) et aux débats de droit, à la jurisprudence.. Je me focalise sur ça mais sans m’oublier. Ma relation avec Tarik m’aide à ne pas me perdre, disons qu’elle m’aide à me retrouver, les liens forts existants avec ma soeur, les liens tout juste tissés avec mes amies rencontrées cette année à la fac, le regard de ma famille plein d’espoir dont on sent la fierté qui me soutient chaque jour : tout cela me renforce en tant que petit robot qui apprend, jeune fille plus érudie qui réfléchis sur chaque chose qu’elle étudie et jeune femme qui a besoin de sport, de rire et partager avec ses ami(e)s pour décompresser, d’amour pour être comblée et du « sexe » (au sens du sexe amoureux ; ça aussi c’est bizarre comme formulation..) qui va avec pour se sentir vraiment vivante et oublier tout le reste pendant ces moments. C’est drôle, mon rhume, bien que franchement chiant et me faisant tout de même souffrir, se trouve totalement dédramatisé. Ca passera. J’ai vaincu pire : une bonne dépression. Elle est passée elle-aussi. Je n’ai plus peur de dire NON, de déplaire, d’être moi-même en fait. Je vis pour moi. J’ai mes points d’accroche, toute ma réflexion, et mes projets (vacances au Maroc et  vacances avec mes amies qui sont bien plus que des « camarades de classe ») et rêves (devenir juge des enfants) qui me tire chaque jour un peu plus vers le haut. Plus qu’à me débarasser du demi-stilnox restant et là, je n’aurai plus du tout cette peur d’avoir besoin d’artifice pour vivre. Je vais me doucher. Le droit civil m’attend ainsi qu’ensuite un déjeuner avec mon papa. La vie est belle : même s’il va pleuvoir aujourd’hui, qu’un rhume coriace m’affaiblie et que j’ai une perspective de boulot non- stop pendant un mois pour espérer réussir mes examens, la vie est belle! En regardant un peu ce qui se passe ailleurs, les petits problèmes d’une humaine parmi tant d’autres deviennent franchement accessoires.

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Mardi 19 octobre [ Hope ]

19 octobre 2010

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Campus 1 bloqué jusqu’à la prochaine assemblée générale demain matin.. On va aller voter non en espérant pouvoir retourner en cours sachant que les cours et les TD devant avoir lieu en ce moment seront rattrapés les samedis matins… Un peu plus d’un mois que je suis vraiment rentrée ( par vraiment, j’entends que je vais tout simplement en cours et que je fais le travail demandé cette fois.. ) et j’ai déjà écrit et appris tellement de choses! Le droit me plait, si seulement j’avais suivi mon idée de départ sans passer par toutes ces cases.. Cependant, ce ne sont pas deux années de perdues car j’ai évolué, j’ai emprunté le chemin que je devais prendre et au final je me sens plus mature dans quasiment tous les domaines. J’ai toujours beaucoup de stress en moi et du mal à le gérer mais ça semble s’arranger petit à petit. La vie commune avec Tarik a ses avantages et ses inconvénients mais maintenant qu’il est retourné à Paris pour 5 semaines il me manque énormément.. J’ai travaillé sous la précipitation et la pression ce week-end alors qu’il était avec moi à Caen ; si j’avais su le programme chamboulé de cette semaine j’aurais profité 1000 fois plus, j’aurais peut-être réussi à me détendre un peu, qui sait? Je sais qu’il est en sécurité au foyer, qu’il est protégé ( aurais-je voulu dire surveillé?!^^) par une personne de qualité.. C’est fou ça, les deux personnes qui me manquent le plus en ce moment sont réunies : c’est rageant et réconfortant à la fois. Je me rends compte que mes besoins de solitude ne sont pas si énormes que ça lorsque tout fonctionne bien dans ma vie et dans ma tête surtout! Je suis à la moitié du livre  » Onze minutes  » que je trouve pour l’instant très intéressant, bien écrit ( normal.. ) et captivant. Et j’en reviens à me poser la même question que celle que je m’étais posée en lisant Veronika.. Comment un homme peut-il si bien décrire ce que peuvent ressentir les femmes?! Je regarde un peu en avant avec mes quelques rêves, fantaisies, projets si modestes soient-ils : aller voir un spectacle de danse irlandaise ( Le 17 décembre au zénith donc en période de « vacances » : enfin !! ) avec mon amoureux et réussir ensuite mes partiels du premier et du second semestre.. Bon évidemment j’ai toujours des rêves plus grands mais je les laisse dans un coin de ma tête, comme par exemple : devenir une grande avocate (en commençant par avoir cette année..), partir au Maroc et/ou autre part avec Tarik ( en économisant pour avoir l’argent nécessaire pour partir ). Je pense beaucoup au présent : travailler, toujours me recentrer quand je sens une vague de  » j’ai envie de faire n’importe quoi, je ne vois plus de sens autour de moi « . Je m’attarde toujours parfois sur le passé mais bien plus positivement ; je constate l’évolution et tout ce que j’ai réussir à accomplir. J’ai de l’espoir et je sens que ce n’est pas éphémère, c’est ancré. Je sens que je repose sur des bases stables cette fois. Même si parfois je n’ai vraiment pas envie d’aller en cours, le simple fait de me dire que je vais retrouver mes amies me booste. Même si mes parents et mon frère : ma famille en général n’est pas parfaite, le simple fait de me dire que je les aime, qu’ils me supportent quoi qu’il arrive et qu’ils croient toujours en moi malgré tout me donne du courage. Même si ma soeur est loin physiquement parlant, le simple fait de penser à elle, à nos souvenirs, à nos façons de voir les choses m’apaise. Même si tout n’est pas toujours parfait entre Tarik et moi, le simple fait de voir ou d’imaginer son regard effacent les semblants de doute qui pointent le bout de leur nez en me rappelant que je l’aime, indéniablement. Sur ce, je vais m’intéresser de près à cette phrase  » Une constitution, un espace vivant  » afin de pouvoir rédiger le commentaire que j’ai à faire et que je rendrai le jour où je pourrais avoir mon prochain TD.. J’ai une vague impression que le campus va rester bloqué jusqu’à la semaine de vacances de la Toussaint mais j’ai aussi l’espoir que les étudiants qui ont envie d’avancer vont réussir à se faire entendre demain. Comme je le disais j’ai de l’espoir, beaucoup d’espoir..! :)

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Mercredi 17 Février [ Don't Panic ]

17 février 2010

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En effet, avec le temps on peut guérir de tout. Mais le temps inclut le changement. Notre perception du monde s’altère, nos perspectives évoluent, nos désirs s’aiguisent. On réalise qu’on a souffert pour des choses ou des gens qui n’en valaient pas forcément la peine. On observe aussi qu’on souffre en se posant des questions, en essayant de comprendre le pourquoi du comment, en cherchant un sens là où il n’y en a pas forcément. Et puis ça demande de la patience. De la patience pour affronter la réalité comme elle est présentement. Pour attendre quoi de plus ? Quoi déjà on ne saurait le définir exactement. Quelque chose qui, de plus, n’arrivera sans doute jamais. Mais le fait est que notre idéalisme, nos illusions et nos désirs de perfection incurables font que là, tout de suite, maintenant, on éprouve un manque, un vide. Celui-ci devient parfois insupportable. Alors on cherche à le combler : nourriture, lecture, alcool, clopes ( de manière souvent excessive ). On s’évade parce qu’on a pas le choix. On se rattache à des projets d’évasion. Surtout en hiver, le quotidien est bien souvent détestable.. Et ma chérie, certes tu es un peu blanche et tu as des cernes en ce moment, mais je te trouve toujours aussi belle, si ce n’est plus.. Sincèrement.

 » Je voudrais être d’une pâleur mortelle, complètement blanche, blanche comme une geisha. Avec des cernes violets, comme du maquillage. [ ... ] Mon corps, comme de la porcelaine précieuse. Terriblement fragile, prête à casser. Mes yeux, chaque jour un peu plus grands, comme des pensées dans la neige. « 

 » Ne me touche pas, s’il te plaît.

Avec tes mains n’effleure pas ma peau,

Mes os.

Ne me touche pas, s’il te plaît.

Tu peux, s’il le faut, passer tes doigts dans mes cheveux.

Doucement, avec un soin infini.

Si tu peux faire cela sans me faire mal, sans me faire peur,

Ensuite peut-être, mais seulement peut-être,

Tu pourras effleurer à peine mes paupières closes avec tes lèvres.

Mais s’il te plaît, non. Je t’en supplie, non, n’entre pas en moi,

Ne me manipule pas, ne me manie pas, je dois disparaître.

Caresse moi avec les yeux, entièrement dénués de désir,

Tendresse,

Caresse-moi avec délicatesse et lentement.

Avec des mots choisis,

Si bien choisis, jamais d’erreur, jamais d’à-coups, sans fausse note.

Chaque adjectif parfait,

Chaque verbe exact,

Chaque adverbe exquis.

Pour me chauffer, me réconforter,

Berce-moi doucement avec tes mots d’amour.

Ne me touche pas.

Ca casse. « 

[ Jackie Sinclair ] 

Tarik vient dormir chez moi ce soir. Et demain soir aussi. Pour  » profiter  » de se voir avant que je parte au ski. Je m’impatiente. Je ne pense qu’au ski. Et du coup le temps ne passe pas assez vite. Et il passera trop vite là-bas, comme à chaque fois. Je ne vois que cette évasion prochaine ; ça me donne du courage. Tarik me ramène à la réalité dès que je commence à m’en éloigner trop dangereusement. J’ai toujours été très impatiente donc dès que cette réalite s’éloigne vraiment trop de mes espérances, à défaut de faire preuve de courage et de l’affronter, je la fuis, je m’enferme dans le petit monde qui n’existe que dans mon esprit, pour le meilleur et pour le pire.. Enfin du moins c’est ce que je faisais, je fuyais. Aujourd’hui je ne cesse de me rattacher. Et sans mes proches qui sont en fait mes points d’équilibre, je basculerais bien vite. Plus que quelques jours à attendre, puis une semaine pour me ressourcer, pour m’emplir de souvenirs qui vont me donner du courage, pour ensuite voir arriver le mois de mars, autrement dit la transition vers les beaux jours, le meilleur reste à venir… La famille et l’harmonie illusoire qui l’accompagne me fait toujours mal mais moins. Du fait d’avoir quitté la maison sûrement, j’arrive à m’en détacher un peu, à prendre du recul par rapport aux histoires qui peuvent arriver. Mon frère déraille encore, je sais que je ne peux pas faire grand-chose pour l’aider si ce n’est être là pour lui. Alors plutôt que de vouloir que tout soit parfait dans le meilleur des mondes possibles je fairais bien de faire en sorte de conserver  » l’équilibre  » instable, fragile que j’ai réussi à obtenir depuis peu car maman ne pourrait pas supporter d’avoir ces deux enfants qui déraillent en même temps. Ce serait trop ; et je pense qu’elle a déjà eu sa dose. Le film Revolutionary Road me trouble et plus j’y pense, plus il me trouble. J’espère que  » l’insignifiance désespérante  » dont ils parlent est quelque chose qui peut s’estomper et même s’envoler du ressenti. Je vais le faire découvrir à Tarik ce soir, en espérant qu’il comprenne, qu’il aime ce côté mélancolique, désillusionné, tragique. Mais j’en doute. L’amour me fait du bien mais ne suffit pas hélas. Rien ne semble jamais suffire.. J’attends sagement le soleil, l’euphorie qui émane à l’arrivée des beaux jours, ce sentiment de fraîcheur, de jeunesse, de légèreté, l’envie de déguster chaque petite chose, de voir le monde avec ses yeux neufs, d’admirer les fleurs, de regarder Cassiopée faire la folle dans le jardin ; s’étonner d’un rien, de tout.. ! Pouvoir sourire en se disant que celui-ci, de sourire, il n’était pas forçé. Juste se rendre compte en refermant sa bouche :  » Je crois que je suis un peu heureuse présentement « . Et juste avec la réalité, sans artifices, sans rien d’autre. Ou alors s’euphoriser sans penser au fait que ça reste éphémère. Etre amoureuse et profiter du moment présent sans penser à demain.

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 » C’est ce que nous vivons qui est irréaliste. Ce qui est irréaliste c’est qu’un homme à la tête bien faite continue à aller chaque jours, années après années à un travail qu’il déteste, retrouvant ensuite une maison qu’il déteste et une femme aussi inapte que lui à supporter une situation pareille. Et le pire dans tout ça, c’est que toute notre existence est basée sur la grande promesse que nous sommes différents, très supérieurs, au dessus de tout ça. Mais c’est une erreur. Nous sommes comme tout le monde, regarde nous, on s’est laissés emporter dans ce système, dans cette illusion absurde, ce mensonge qui veut qu’on doivent renoncer à vivre, qu’on doivent se ranger au moment où on a des enfants. Et nous nous punissons l’un l’autre pour ça.  »

[ Revolutionary Road ]

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 » We live in a beautiful world.

Oh, all that I know,

There’s nothing here to run from,

And there, everybody here’s got somebody to lean on.  »

[ Don't Panic ]

Samedi 5 Décembre [ Timeless ]

5 décembre 2009

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Est-ce possible ? Suis-je en train de rêver cette vie qui se déroule en ce moment ? Cela semble trop  » parfait  » pour être vrai, pour durer. Et pourtant j’ai la conviction que ça durera. Pour la simple et bonne raison que plus je le découvre, plus je l’aime. Oui , AIMER. Le vrai, le pur amour. Pas l’amour irréel qu’on voit dans les films non plus. Juste se suffire mutuellement. Moi qui avait pour habitude de me mettre des barrières qui m’empêchaient de pouvoir accéder au bonheur en fait… Alors qu’au jour d’aujourd’hui tout paraît si simple. Grâce à lui je vois le monde différemment… J’ai envie de croire en plein de choses à nouveau. J’ai envie de rester des heures à contempler la beauté d’un paysage ou la douceur d’un moment. J’ai envie de chanter sous ma douche. Dans mon bain, la tête sous l’eau, je pense juste au fait qu’à ce moment précis, là, maintenant, je me sens superbement bien. Je ne pense plus aux désillusions, au passé, à toutes ces choses qui m’ont fait mal. Je pense au présent. J’essaye d’imaginer l’avenir. Mais pas trop quand même car j’ai aussi réalisé que pour se préserver des désillusions fatales il fallait laisser libre cours à son imagination ; mais en sachant s’arrêter. Je ne fume plus. Pour moi avant tout. Il m’aide à tenir mes engagements. Il connait tout. Je ne cache rien. Je suis partie de ce principe dès le début :  » Fleur tu n’es pas et tu ne deviendras jamais  » parfaite « . Donc ne lui caches pas tes failles, tes complexes ou autres… De toute manière, si dans ce cas il part, c’est que tu perdais ton temps avec lui.  » Moi qui n’aimait pas dormir avec quelqu’un.. je découvre le sentiment de sécurité et de douceur lorsque je m’endors dans ses bras, je le regarde dormir parfois, je l’écoute parler dans son sommeil aussi.. Beaucoup de mots en arabe de toute façon.. que je ne comprends pas. Mais j’apprends à parler arabe d’ailleurs, joli comme langue, assez simple en apparence. Il connait mon corps nu, sans aucun artifices, il semble l’aimer. Le sien est tout simplement magnifique. De mon côté, je n’aime toujours pas mon corps mais j’apprends à plus le respecter. Mes petits seins ne me complexent plus, mes fesses  » cambrées « me gênent moins. Peut-être parce que j’ai maigri d’une part mais surtout parce que le fait que lui les aime me fait penser que mon corps peut être  » acceptable « . Il connait toutes mes faiblesses. Insomnies. Séjours à l’hôpital psychiatrique. Instabilité permanente. Mais il est meilleur que tous les psys et médicaments possibles.. Il m’aide à percevoir le monde sous un angle différent. Il veut m’aider, me rendre heureuse. Me faire voyager… J’ai refusé de venir avec lui à Majorque ce week-end parce que ce n’était pas possible avec les parents.. Il a dit qu’on retournera une autre fois voir son cousin tous les 2 cette fois.. Et puis Venise est reservé pour bientôt.. Mes amis l’aiment bien.. Mes parents l’aiment bien.. Il passe Noël chez moi.. Je l’aime et je veux qu’il soit accepté dans ma famille. Lui veut qu’on parte au Maroc dans sa famille ( autre que son oncle et sa cousine que j’ai rencontré à Caen ) au mois d’avril. Pourquoi pas ? J’ai rêvé de lui cette nuit. Il m’a appelé ce matin de Majorque. Grand soleil ; ils sont à la plage.. Et moi je vais me cailler le cul cet aprem. Je dois rejoindre Marylène et Elodie dans peu de temps car on va en ville faire les cadeaux de Noël.. Je vais vite me préparer.

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 Timeless..

Love is a cure

A promess..

Still so pure

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